ACPNSI - Qui Sommes-nous ? - Notre Histoire

Notre Histoire

L’historique de notre Amicale

Un ouvrage, rédigé par notre collègue Roger Lejeune, « Un siècle de Mutualité Policière », en retrace l’histoire. Roger Lejeune a bien voulu nous en retracer ici sommairement les débuts.

Le 20 septembre 1905, Célestin Hennion, commissaire principal à la direction de la Sûreté générale du ministère de l’Intérieur, fonde une Association Amicale de prévoyance qui vise à regrouper les commissaires municipaux, les commissaires et inspecteurs spéciaux de France, seuls personnels à composer, à l’époque, la police de province.

Un peu partout, dans la fonction publique, l’idée mutualiste a germé et Hennion a voulu être le premier à la faire pénétrer au sein de la police, en profitant de la très grande proximité dans laquelle il était avec le pouvoir.
Homme de confiance de la République, Hennion s’était vu, depuis plusieurs années, confier des missions sensibles, non seulement partout en France mais aussi à l’étranger.

Quand Dreyfus comparaît devant le Conseil de guerre, à Brest, en 1899 pour y être jugé de nouveau, il va prendre en main avec autorité l’ensemble du service d’ordre. Un an avant, il était déjà venu dans la ville pour enquêter sur une pseudo affaire d’espionnage dont il a eu tôt fait de démontrer la fausseté. Qu’une affaire délicate apparaisse, on envoie Hennion qui indique de manière définitive ce qu’il faut penser et il est cru.

Avec un tel homme on ne s’étonnera pas que l’association, dont le but est, au début, d’accorder des indemnités de décès, des allocations aux veuves et des indemnités en cas de maladie, ait connu un rapide succès. L’Amicale continue à bénéficier du prestige de son fondateur quand il est nommé par Clemenceau directeur de la Sûreté générale, en mars 1907.

À ce poste, il obtient des améliorations notables dans le statut des fonctionnaires de son administration, parallèlement aux innovations dont il est à l’origine en matière d’organisation de la police de province. Il est, non seulement le véritable concepteur des brigades mobiles mais aussi l’initiateur d’un début de centralisation de la police judiciaire et des renseignements généraux, qui ne porteront ce nom que beaucoup plus tard.

Hennion est nommé préfet de Police en mars 1913. Il doit abandonner ce poste au tout début de la Grande guerre quand il entre en conflit avec le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris. Il décède en mars 1915.

Après le départ d’Hennion, la police de province stagne pour plusieurs raisons : la guerre accapare tous les efforts et ses successeurs ont moins de volonté réformatrice et peut-être d’appuis que lui. Quant à l’Amicale, elle traverse après le conflit une crise provoquée par l’apparition d’associations dites professionnelles qui veulent s’emparer de la revendication corporative et ce sujet divise longtemps ses dirigeants.

Cette période s’achève avec l’arrivée, en 1927, d’Alfred Blondel qui consacre l’abandon définitif des sujets revendicatifs et va donner, pendant sept ans, une impulsion considérable au développement de l’Association, notamment en créant une tombola et un système de prêts immobiliers. Il perd, malheureusement, la confiance de ses collègues pour avoir fait embaucher ses gendres dans la société qui construisait les appartements. Blondel demeure néanmoins l’un des grands dirigeants de notre Mutuelle.

Une période de calme va ensuite précéder l’entrée en guerre de la France et l’occupation, pendant laquelle l’Amicale doit de survivre au dévouement de quelques fonctionnaires affectés dans les deux zones.
Il n’est pas exagéré de qualifier de résurrection la période qui s’ouvre pour la Mutuelle en 1945. Elle est due à la personnalité et à l’autorité de Marcel Sicot. Avant la guerre, il était secrétaire général du syndicat des commissaires et avait, à ce titre, imaginé une réforme de la police, dont le gouvernement de Vichy s’est emparé, avant de destituer son auteur pour cause d’appartenance à la franc-maçonnerie.

Sur sa lancée, la Mutuelle se développe toujours. Elle accepte en son sein les nouveaux corps qui se créent au sein de la Sûreté nationale. En 1993, elle s’ouvrira aux cadres administratifs, techniques et scientifiques, ainsi qu’aux cadres de laboratoire scientifique et aux médecins de la Police nationale. Dans l’intervalle, elle aura, en 1971, absorbé la mutuelle parisienne, qui connaissait des difficultés financières.

Texte rédigé par Roger Lejeune, auteur de « Un siècle de Mutualité Policière ».

Quelques dates :

  • 2014

    Installation du siège de l’ACPNSI 32 rue Blanche à Paris et adhésion à Intériale Solidarité, permettant des apports croisés de services.

  • 2009

    L’amicale met à disposition de ses adhérents un nouveau site de villégiature à Port-en-Bessin (Calvados).

  • 2008

    La mutuelle MACPN-SI met fin à ses prestations assurantielles et  entre en liquidation volontaire.

    Elle devient l’Amicale des Cadres de la Police Nationale et de la Sécurité Intérieure (ACPNSI).

     

  • 2003

    Afin de se mettre en conformité avec les directives européennes, création d’une mutuelle dédiée. Cette dernière a pour objet la prise en charge de toutes les prestations.

  • 1998

    Création du prêt de première installation d’un montant de
    20 000 F (maintenant 3 050 €) destiné aux élèves et stagiaires.

  • 1996

    Legs d’André BOURZEC et réfection de son appartement en vue de le louer à nos adhérents.

  • 1994 et 1995

    Achat de deux nouveaux appartements : L’Alpe d’Huez (Isère) et Moliets (Landes).

  • 1993

    L’assemblée générale met en place l’allocation « Dépendance et Grand Âge ».
    La Mutuelle est alors dénommée Mutuelle Amicale des Cadres de la Police Nationale (MACPN). Le nombre de sections est porté à 24. Elles portent désormais le nom des régions administratives.
    Ouverture de la Mutuelle aux cadres administratifs, techniques et scientifiques.

  • 1989 et 1990

    Le legs des époux BERTHELOT permet l’acquisition d’appartements à la mer et à la montagne.

  • 1954

    L’Assemblée Générale institue les prêts d’honneur.

  • 1947

    L’Assemblée Générale extraordinaire institue 18 sections dans les villes sièges des brigades de police judiciaire et une section centrale parisienne. L’association prend alors le nom d’Amicale de Prévoyance des Fonctionnaires de la Sûreté Nationale.

  • 1935

    L’Amicale est reconnue d’utilité publique.

  • 1905

    Fondation de l’association Amicale de Prévoyance à caractère mutualiste et regroupant 350 commissaires, dont le siège social est installé à Paris et ce sous la présidence du commissaire principal Célestin HENNION. Cette amicale offre plusieurs prestations (indemnité journalière de maladie, secours, allocation décès).