ACPNSI - Qui Sommes-nous ? - Notre Histoire

Notre Histoire

L’ACPNSI

Forte de ses 1 500 adhérents, tous cadres de la Police Nationale et de la Sécurité Intérieure, l’ACPNSI œuvre dans le domaine de la prévention, de l’action sociale et de la gestion de réalisations sociales (Prêts d’honneur, aides sociales au mariage et à la naissance, secours exceptionnels, parc immobilier mis à disposition de ses adhérents et distribution d’une revue trimestrielle, « Le Bulletin »).

Elle relève du Livre III du Code de la mutualité.

L’ACPNSI est astreinte à la tenue d’une comptabilité conforme au plan comptable des mutuelles n’exerçant pas d’activités d’assurance.

Place de l’ACPNSI au sein du Ministère de l’Intérieur et dans le paysage mutualiste

Place au sein du Ministère de l’Intérieur

  • L’Amicale des Cadres est l’héritière directe du plus ancien groupement mutualiste et social du Ministère de l’Intérieur (1905)
  • Elle est membre fondateur de la Fédération des Groupements Sociaux du Ministère de l’Intérieur (FGSMI),

Place dans le paysage mutualiste

L’ACPNSI occupe une position singulière au sein des Mutuelles depuis l’ouverture aux Cadres de la Sécurité Intérieure, décidée par l’Assemblée générale 2006 : ainsi les membres du corps préfectoral, les hauts fonctionnaires et fonctionnaires supérieurs d’administration centrale ou de préfecture, les officiers de Gendarmerie, des sapeurs-pompiers, de la Sécurité Civile, les fonctionnaires supérieurs des Impôts, du Trésor, des Douanes et de la Répression des fraudes ont-ils vocation à adhérer à notre Mutuelle.

L’historique de notre Amicale

Un ouvrage, rédigé par notre collègue Roger Lejeune, « Un siècle de Mutualité Policière », en retrace l’histoire. Roger Lejeune a bien voulu nous en retracer ici sommairement les débuts.

Le 20 septembre 1905, Célestin Hennion, commissaire principal à la direction de la Sûreté générale du ministère de l’Intérieur, fonde une Association Amicale de prévoyance qui vise à regrouper les commissaires municipaux, les commissaires et inspecteurs spéciaux de France, seuls personnels à composer, à l’époque, la police de province.

Un peu partout, dans la fonction publique, l’idée mutualiste a germé et Hennion a voulu être le premier à la faire pénétrer au sein de la police, en profitant de la très grande proximité dans laquelle il était avec le pouvoir.
Homme de confiance de la République, Hennion s’était vu, depuis plusieurs années, confier des missions sensibles, non seulement partout en France mais aussi à l’étranger.

Quand Dreyfus comparaît devant le Conseil de guerre, à Brest, en 1899 pour y être jugé de nouveau, il va prendre en main avec autorité l’ensemble du service d’ordre. Un an avant, il était déjà venu dans la ville pour enquêter sur une pseudo affaire d’espionnage dont il a eu tôt fait de démontrer la fausseté. Qu’une affaire délicate apparaisse, on envoie Hennion qui indique de manière définitive ce qu’il faut penser et il est cru.

Avec un tel homme on ne s’étonnera pas que l’association, dont le but est, au début, d’accorder des indemnités de décès, des allocations aux veuves et des indemnités en cas de maladie, ait connu un rapide succès. L’Amicale continue à bénéficier du prestige de son fondateur quand il est nommé par Clemenceau directeur de la Sûreté générale, en mars 1907.

À ce poste, il obtient des améliorations notables dans le statut des fonctionnaires de son administration, parallèlement aux innovations dont il est à l’origine en matière d’organisation de la police de province. Il est, non seulement le véritable concepteur des brigades mobiles mais aussi l’initiateur d’un début de centralisation de la police judiciaire et des renseignements généraux, qui ne porteront ce nom que beaucoup plus tard.

Hennion est nommé préfet de Police en mars 1913. Il doit abandonner ce poste au tout début de la Grande guerre quand il entre en conflit avec le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris. Il décède en mars 1915.

Après le départ d’Hennion, la police de province stagne pour plusieurs raisons : la guerre accapare tous les efforts et ses successeurs ont moins de volonté réformatrice et peut-être d’appuis que lui. Quant à l’Amicale, elle traverse après le conflit une crise provoquée par l’apparition d’associations dites professionnelles qui veulent s’emparer de la revendication corporative et ce sujet divise longtemps ses dirigeants.

Cette période s’achève avec l’arrivée, en 1927, d’Alfred Blondel qui consacre l’abandon définitif des sujets revendicatifs et va donner, pendant sept ans, une impulsion considérable au développement de l’Association, notamment en créant une tombola et un système de prêts immobiliers. Il perd, malheureusement, la confiance de ses collègues pour avoir fait embaucher ses gendres dans la société qui construisait les appartements. Blondel demeure néanmoins l’un des grands dirigeants de notre Mutuelle.

Une période de calme va ensuite précéder l’entrée en guerre de la France et l’occupation, pendant laquelle l’Amicale doit de survivre au dévouement de quelques fonctionnaires affectés dans les deux zones.
Il n’est pas exagéré de qualifier de résurrection la période qui s’ouvre pour la Mutuelle en 1945. Elle est due à la personnalité et à l’autorité de Marcel Sicot. Avant la guerre, il était secrétaire général du syndicat des commissaires et avait, à ce titre, imaginé une réforme de la police, dont le gouvernement de Vichy s’est emparé, avant de destituer son auteur pour cause d’appartenance à la franc-maçonnerie.

Sur sa lancée, la Mutuelle se développe toujours. Elle accepte en son sein les nouveaux corps qui se créent au sein de la Sûreté nationale. En 1993, elle s’ouvrira aux cadres administratifs, techniques et scientifiques, ainsi qu’aux cadres de laboratoire scientifique et aux médecins de la Police nationale. Dans l’intervalle, elle aura, en 1971, absorbé la mutuelle parisienne, qui connaissait des difficultés financières.

Texte rédigé par Roger Lejeune, auteur de « Un siècle de Mutualité Policière ».

Quelques dates :

  • 2020

    L’Assemblée Générale extraordinaire de février vote la résolution de la vente de l’ensemble du parc immobilier excepté l’appartement André BOURZEC de Paris.

  • 2019

    Les membres du conseil d’administration sont portés à 13.

  • 2018

    L’ACPNSI a pour objectif de développer plusieurs partenariats dans le but d’accompagner ses adhérents pendant et après leur carrière.

  • 2016

    Réduction du Conseil d’Administration à 10 membres.

  • 2014

    Installation du siège de l’ACPNSI sur l’Espace Intériale et Adhésion à Intériale Solidarité, permettant des apports croisés de services.

  • 2013

    Modification des règles de prélèvement des cotisations de l’ACPNSI avec la fin des précomptes sur salaire entrainant une baisse importante des adhérents.

  • 2008

    La mutuelle MACPN-SI met fin à ses prestations assurantielles et  entre en liquidation volontaire.

    Elle devient l’Amicale des Cadres de la Police Nationale et de la Sécurité Intérieure (ACPNSI).

     

  • 2007

    Réduction du nombre de commissions et du nombre de membres par Commission. Présence d’un administrateur au sein de chaque Commission Création du « prêt de départ à la retraite »

  • 2006

    Adoption par les Assemblées générales de la Charte de l’Elu, commune aux deux Mutuelles Ouverture aux Cadres de la Sécurité intérieure et aux brigadiers-majors.

  • 2002

    Pour l’application des dispositions du nouveau Code de la mutualité, refonte des statuts et règlements de la MACPN et création de la Mutuelle dédiée « Réalisations Sociales de la Mutuelle des Cadres de la Police Nationale ».

  • 1998

    Création du prêt de première installation d’un montant de
    20 000 F (maintenant 3 050 €) destiné aux élèves et stagiaires.

  • 1996

    Legs d’André BOURZEC et réfection de son appartement en vue de le louer à nos adhérents.

  • 1993

    Ouverture de la Mutuelle aux cadres administratifs, techniques et scientifiques.

  • 1971

    L’Amicale des Cadres intègre la « Mutuelle des Commissaires de la Préfecture de Police » en son sein.

  • 1954

    L’Assemblée Générale institue les prêts d’honneur.

  • 1935

    L’Amicale est reconnue d’utilité publique.

  • 1905

    « L’Association Amicale de Prévoyance des Commissaires municipaux, Commissaires et Inspecteurs spéciaux de France et de Tunisie », société de secours mutuels, se constitue à PARIS sous la présidence de Célestin HENNION, Commissaire Principal à la Direction de la Sûreté Générale.

    Elle offre plusieurs prestations : indemnité en cas de maladie, secours, allocation décès et revue « Le Bulletin »
    Célestin HENNION deviendra Directeur de la Sûreté Générale, puis Préfet de Police.

    Publication au Journal Officiel de la déclaration à la Préfecture de Police.